Semaine du commerce équitable

LA MODE ÉQUITABLE ET LES DÉFIS DE L’APRÈS COVID-19

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La mode équitable ou fair fashion et la slow fashion sont en plein essor depuis quelques années. Acheter des vêtements dune manière plus équitable, écologique et consciente – loin de la mode jetable – séduit de plus en plus de consommateurs et consommatrices. Le baromètre2020 du commerce équitable développé par le TDC d’Enabel révèle qu’en ce qui concerne en particulier les vêtements, la clientèle belge accorde une grande importance aux conditions de travail dans lesquelles les articles sont produits. 

L’enquête « Les Belges et le commerce équitable » réalisée cette année encore par le Trade for Development Centre d’Enabel nous apprend que la majorité des Belges (62 %) estime que nous devrons vivre et consommer différemment, et que le commerce équitable peut contribuer aux changements écologiques et sociaux dont notre société a besoin.*   

Elle a également révélé qu’en ce qui concerne en particulier les vêtements, les consommateurs et consommatrices belges attachent une grande importance aux conditions de travail dans lesquelles ceux-ci sont produits : il s’agit même du deuxième critère le plus important après le prix. Cela étant, le textile équitable est toujours beaucoup moins connu que l’alimentation équitable*.   

Le Trade for Development Centre d’Enabel profite de la Semaine du commerce équitable (du 6 au 16 octobre) pour promouvoir le commerce équitable dans toute sa diversité. Et cette année encore, les projets relatifs au textile sont légion.   

  • La mode équitable et la slow fashion : quoi et pourquoi ? Les conséquences de la fast fashion en chiffres
  • Baromètre 2020 Les Belges et le commerce équitable : résultats de l’enquête
  • L’après Covid-19 : la parole aux leaders d’opinion
  • Des vêtements « propres » pour le travail, l’école et le sport
  • Des baskets « propres »
  •  Comment reconnaître la mode équitable lors de votre shopping ?
  • Où acheter de la mode équitable ?
  • Où découvrir la mode équitable pendant la Semaine du commerce équitable ?
  • Interlocuteur·rices sur la mode équitable passionnant·es et passionné·es

LA MODE ÉQUITABLE ET LA SLOW FASHION : QUOI ET POURQUOI ?  

De plus en plus de consommateurs et consommatrices recherchent des vêtements responsables et s’interrogent sur la production de leurs vêtements et sur leur propre mode de consommation. Leur philosophie s’articule autour des 4 R : réduction, réemploi, réparation et revente.  

Gaspiller moins, choisir des matières premières durables et renouvelables, réutiliser les matériaux… La mode équitable joue un rôle dans la transition générale vers la durabilité et dépasse largement le cadre du commerce équitable. Les dynamiques de l’upcycling et du recyclage gagnent de plus en plus en importance dans le secteur du commerce équitable, a fortiori dans celui de la mode équitable.     

La mode équitable et la slow fashion sont une contre-réaction découlant de la prise de conscience que le système de la « mode jetable » n’est plus tenable. Les vêtements sont le produit d’une filière qui manque de clarté, et où les travailleurs et travailleuses sont eux et elles aussi trop souvent traité·es comme des produits jetables.  

Nous constatons, surtout depuis la crise du coronavirus de l’année dernière, qu’outre les groupes d’intérêt et les consommateurs et consommatrices, les créateurs et créatrices de mode, les (petits) distributeurs et les entreprises textiles commencent à s’impliquer dans ce débat. Pour tous ces maillons de la filière, la « rat race », cette course à la compétitivité, n’est plus tenable non plus.   

LES CONSÉQUENCES DE LA FAST FASHION EN CHIFFRES** 

TRAVAILLEUSES ET TRAVAILLEURS 

  • Pour un T-shirt qui coûte 29 euros dans nos boutiques, la personne qui le coud reçoit environ 0,18 euro, soit 0,6 %. 
  • Une personne sur six dans le monde travaille dans le secteur de la mode, et moins de 2 % d’entre elles gagnent un salaire minimum vital.  
  • Aucune (0 !) des 108 marques récemment passées au crible par la Clean Clothes Campaign n’est en mesure de démontrer que les travailleurs et les travailleuses de leur filière gagnent tou·tes un salaire minimum vital 
  • En Inde et au Bangladesh, l’industrie du vêtement paie deux à cinq fois moins que ce qui est nécessaire pour vivre dans la dignité. 
  • Le Covid-19 a exacerbé l’incertitude des travailleurs et travailleuses du textile quant à leurs emplois et leurs salaires, de nombreuses entreprises de mode ayant annulé leurs commandes. Ainsi, au Cambodge, la main-d’œuvre de ce secteur a gagné un tiers de moins que la normale en mars et avril de cette année.   
  • Parmi les quelque 15.000 types de produits chimiques utilisés dans l’industrie de la mode, beaucoup sont nocifs pour les personnes qui les manipulent. Chaque jour, jusqu’à 1.000 personnes meurent d’un empoisonnement aigu aux pesticides.   

DÉCHETS 

  • L’industrie de la mode produit plus de 92 millions de tonnes de déchets par an. 
  • 1 vêtement sur 5 reste invendu. 
  • Près des trois quarts (73 %) des vêtements finissent dans les décharges. À peine 15 % sont collectés séparément pour être recyclés, et moins de 1 % sont utilisés pour fabriquer de nouveaux vêtements. Le reste est recyclé en matériau d’isolation, par exemple, en chiffons de nettoyage ou en rembourrage de matelas. 
  • 35 % de tous les microplastiques proviennent de matériaux synthétiques (et quasiment tous les vêtements contiennent des matériaux synthétiques).

GAZ À EFFET DE SERRE 

  • 8 à 10 % de tous les gaz à effet de serre sont dus à l’industrie de la mode, soit plus que le transport aérien et maritime réunis. 
  • Afin de gagner du temps (par exemple pour les achats en ligne), de plus en plus de vêtements sont transportés par avion plutôt que par bateau, ce qui fait monter encore plus en flèche les émissions de CO2. Le transport par avion de 1 % supplémentaire de vêtements entraîne une augmentation des émissions estimée à 35 %. 

CONSOMMATION ET POLLUTION DE L’EAU 

  • Chaque année, l’industrie de la mode consomme 79.000 milliards de litres d’eau.  
  • La production d’un seul T-shirt en coton requiert 2.500 à 2.700 litres d’eau, celle d’une paire de jeans quelque 8.000 litres.   
  • L’industrie textile est responsable de 20 % de la pollution industrielle de l’eau. Outre les métaux lourds et les produits chimiques, elle rejette aussi chaque année quelque 40.000 à 50.000 tonnes de peinture dans les rivières et les mers.

BAROMÈTRE 2021 LES BELGES ET LE COMMERCE ÉQUITABLE 

En 2021, le Trade for Development Centre d’Enabel a commandé un nouveau baromètre du commerce équitable.  
Vous en trouverez ici les principaux résultats. 

LE TEXTILE ÉQUITABLE ENCORE RELATIVEMENT INCONNU 

Il ressort du Baromètre 2021 que le textile équitable est encore beaucoup moins connu que l’alimentation équitable.  

Malgré l’essor de la mode équitable, il reste du pain sur la planche pour la faire vraiment connaître. La connaissance des logos et des certifications du textile équitable pourrait également encore être renforcée. Des initiatives telles que la Schone Kleren Campagne et Fashion Revolution – créées dans le sillage de l’effondrement de l’usine textile Rana Plaza au Bangladesh – ont donc encore un rôle important à jouer.  

1 PERSONNE SUR 4 VEUT DES VÊTEMENTS PRODUITS DANS LE RESPECT DES DROITS HUMAINS 

Le Baromètre 2021 a sondé les critères utilisés par les Belges pour décider d’acheter ou non un produit. Qu’il s’agisse d’aliments, de cosmétiques ou de textiles, le prix semble être le critère le plus déterminant, et ce, pour 40 % des personnes interrogées.

Un constat frappant est que lors de l’achat de textile, les Belges attachent bien plus d’importance à une production respectueuse des droits humains que pour les autres catégories. Il s’agit pour les personnes interrogées du deuxième critère le plus important pour ce type d’achat (après le prix). Près d’un quart des répondants et répondantes (22 %) indiquent attacher de l’importance à ce critère. Cela est bien moins le cas pour les produits alimentaires, par exemple.   

LA MODE ÉQUITABLE DANS L’APRÈS COVID : LA PAROLE AUX LEADERS D’OPINION 

La crise du coronavirus a également mis en évidence d’énormes déséquilibres dans le secteur de la mode. Il est devenu plus clair que jamais que les travailleurs et travailleuses du textile, souvent dans le Sud, sont toujours extrêmement vulnérables, et ce, d’autant plus depuis que d’importantes entreprises de mode ont annulé sans sourciller des contrats déjà en cours. Aussi, les leaders d’opinion ont été légion à tirer la sonnette d’alarme ces derniers mois.  

Le fil rouge : dans la filière de l’habillement, chaque maillon doit assumer la responsabilité de son rôle dans l’ensemble, afin de garantir à nouveau une production et une consommation de textiles à visage humain. 

FASHION REVOLUTION BELGIQUE 

Fashion Revolution appelle les consommateurs et consommatrices à rappeler leurs marques préférées à leurs responsabilités, même en cette période de crise du coronavirus. « Les marques et les distributeurs n’assument toujours pas suffisamment leurs responsabilités en matière de salaires et de conditions de travail dans leurs usines, d’impact environnemental des matériaux utilisés ou de la façon dont les produits fabriqués affectent la santé des personnes, des animaux et de notre planète vivante. » Voilà pourquoi l’organisation donne aux consommatrices et consommateurs la possibilité d’interroger directement leur marque préférée sur les efforts qu’elle fournit pour honorer les contrats et protéger les personnes employées dans la filière, et ce, sous la devise #whomademyclothes tout au long de la Fair Fashion Week.   

DRIES VAN NOTEN ET SES HOMOLOGUES 

Dans une lettre ouverte adressée à l’industrie de la mode, le créateur belge Dries Van Noten et une longue liste internationale d’homologues du secteur ont appelé à un changement de cap. Leur volonté est d’organiser les soldes, comme auparavant, à la fin de la saison et de travailler de manière plus écologique, par exemple en gaspillant moins de matériaux et en voyageant moins aux quatre coins de la planète. Le monde international des designers est également en pleine mutation. Le directeur artistique de Gucci a ainsi annoncé que la grande marque n’organiserait plus que deux défilés de mode par an au lieu de cinq. 

NIKI DE SCHRYVER 

La fondatrice de la plateforme d’achat durable COSH ! critique le système de la mode basé sur la surproduction, qui génère d’énormes excédents en fin de saison et rend « indispensables » de gigantesques soldes. Il conduit de la sorte à une « rat race » impossible à suivre pour les petites boutiques de mode et à un impact climatique inutile, vu que les stocks non vendus pendant les soldes sont tout simplement brûlés », déclare-t-elle dans un article d’opinion. 

Niki De Schryver a elle aussi milité en faveur du déplacement des soldes d’été au mois d’août. Juste avant que celles-ci ne commencent, elle a appelé les consommateurs et consommatrices à tirer fierté des articles achetés au prix fort plutôt que des « bonnes affaires ». 

SARAH VANDOORNE 

Dans son e-book intitulé Shopdown, la journaliste Sarah Vandoorne analyse l’impact de la crise du coronavirus sur l’industrie textile, tout en se focalisant sur la main-d’œuvre dans le secteur de l’habillement. Elle décrit comment les choses ont pu en arriver là et ce que nous pouvons apprendre de cette crise. Et la journaliste de résumer en ces termes : « J’y parle d’espoir et de transition, de surproduction, de surconsommation et du besoin d’alternatives ». 

SCHONE KLEREN CAMPAGNE / CLEAN CLOTHES CAMPAIGN 

Rana Plaza en Covid-19 dezelfde strijd (Rana Plaza et le Covid-19 : la même lutte), titre la branche flamande de la Clean Clothes Campaign. Même lorsque le secteur se porte bien, les travailleurs et travailleuses de l’industrie de l’habillement ne gagnent guère plus qu’un salaire de misère.   

« Et maintenant que les ventes de vêtements se sont effondrées, les marques cherchent des moyens de faire des économies. Certaines répercutent les coûts sur leurs fournisseurs : elles refusent de payer les commandes déjà passées – y compris, dans de nombreux cas, les vêtements prêts à être expédiés. Résultat : les travailleur·euses ont été massivement renvoyé·es à la maison. » Ce qui ne fait que confirmer la raison d’être de la Schone Kleren Campagne : « le modèle économique du secteur de la mode doit être réformé dans son ensemble ».  

La Schone Kleren Campagne est la branche flamande de la campagne internationale Clean Clothes Campaign, qui dénonce depuis près de 30 ans les conditions de travail dans l’industrie de l’habillement. AchACT est son pendant wallon. 

La Clean Clothes Campaign a lancé en mai un site web public offrant un accès direct aux informations sur les chaînes de production des plus grandes marques de mode du monde. Ce Fashion Checker vous permet de voir en un clic si une marque verse à ses travailleurs et travailleuses un salaire minimum vital 

KALANI ET SES HOMOLOGUES 

Des entreprises belges s’impliquent dans le débat sur le devoir de vigilance des entreprises. Dans une lettre adressée au nouveau gouvernement belge, elles demandent la mise en place d’un cadre juridique contraignant les entreprises à prendre leurs responsabilités en matière de droits humains et d’environnement pour l’ensemble de leur chaîne de production (y compris la sous-traitance). Parmi celles-ci figure le producteur de linge Kalani. Cette lettre a entretemps déjà été signée par 29 entreprises belges, dont JBC, Mayerline…   

OXFAM-MAGASINS DU MONDE 

La branche wallonne d’Oxfam travaille en étroite collaboration avec des producteurs de textile en Asie, en Afrique et en Amérique latine. « Cette pandémie dévaste des économies entières, ce qui a un effet catastrophique sur les communautés défavorisées. » Oxfam a donc lancé un appel aux dons, notamment en faveur de l’organisation de producteurs indiens Tara.  

DES VÊTEMENTS « PROPRES » AU TRAVAIL, À L’ÉCOLE, POUR LA PRATIQUE DU SPORT…  

Les entreprises, les gouvernements et les organisations peuvent également apporter une contribution importante en jouant la carte des vêtements équitables. FairTradeGemeente (les Communes du commerce équitable), une campagne conjointe de Fairtrade Belgium, Oxfam- Wereldwinkels, Rikolto et 11.11.11, attire de plus en plus l’attention sur cette question. Récemment encore, en collaboration avec le producteur textile Cottoverelle a lancé un appel pour inciter les écoles à opter pour le commerce équitable.  

Dans les 203 communes du commerce équitable que compte notre pays, des bénévoles attirent l’attention des associations de jeunes, des clubs sportifs, des écoles et des autorités locales sur la possibilité de choisir des uniformes, des vêtements de sport et des vêtements de travail certifiés équitables. 

Les communes suivantes donnent en tout cas déjà le bon exemple : 

  • Gand a élaboré en collaboration avec l’Association des villes et communes flamandes (VVSG) une toolbox pour des vêtements de travail socialement responsables. Celle-ci constitue un fil directeur pour ses propres achats, mais aussi pour les autres villes et communes qui souhaitent mettre en œuvre une politique d’achat durable ; 
  • Sint-Niklaas : des T-shirts équitables pour le personnel communal ; 
  • Herent : Ecolife appuie les clubs sportifs et les écoles dans leur démarche d’achat de vêtements de sport éthiques ; 
  • Bruges : des uniformes équitables pour l’équipe de nettoyage, le personnel technique, et le personnel des musées ; 
  • Bornem : le personnel communal porte depuis des années des vêtements de travail équitables, mais Bornem continue de chercher des moyens de devenir plus durable. Pour preuve, le petit body équitable offert à chaque nouveau-né et nouvelle-née dans la commune ! 
  • Beersel : les critères de la Schone Kleren Campagne ont été intégrés à la politique d’achat communale.  

BASKETS ÉTHIQUES 

Le marchédes chaussures durables (écologiques et/ou équitables) prend de plus en plus d’ampleur ces dernières années. En ce qui concerne les baskets en particulier, il existe un nombre croissant d’alternatives responsables.   

COMMENT RECONNAÎTRE LA MODE ÉQUITABLE LORS DE VOTRE SHOPPING ? 

La plupart des certifications équitables générales comprennent également des normes pour le secteur textile. Mais il existe également des labels spécifiquement axés sur le textile. Chaque label met ses propres accents et présente donc ses propres avantages et inconvénients. 

Chercher à savoir si un vêtement a été fabriqué dans des conditions décentes s’avère moins évident que pour une barre de chocolat, par exemple. Les fabricants ne font en effet pas tous référence à leurs certifications sur les étiquettes de leurs vêtements. Parfois aussi, seule une partie de leur chaîne de production est certifiée. Les sites web des marques s’avèrent souvent d’une grande aide : une marque qui prend vraiment au sérieux la production équitable en parle sur son site web.  

Si vous n’avez pas le temps ou l’envie de rechercher vous-même des informations sur les marques, vous pouvez vous inspirer des connaisseur·euses en la matière : 

  • COSH! – voir plus haut ; 
  • B.Right – des fashion walks avec des conseils personnalisés, à Anvers, Gand, Bruxelles ou Leuven ; 
  • Eline Rey – blogueuse et fashionista qui s’est donné pour mission personnelle de n’acheter que des vêtements responsables. 

OÙ ACHETER DE LA MODE ÉQUITABLE ? 

  • Bruges : consultez le plan de ville équitable ; 
  • Malines : la Onze-Lieve-Vrouwestraat est la première rue équitable du pays ; 
  • Gand : Gent Fair Trade, une collaboration entre la ville de Gand et l’Oxfam-Wereldwinkel de Gand, a élaboré trois Fair Trade Walks toutes prêtes. Elle met également à disposition une application pour planifier votre propre itinéraire ; 
  • Leuven : cette Commune du commerce équitable a dressé une liste des magasins proposant des vêtements durables ; 
  • Bruxelles : Visit Brussels a établi une liste avec 7 adresses pour du shopping éthique ; 
  • Anvers : faites une Fashion Walk avec Bie Noé de B.Right ; 
  • Hasselt : consultez le plan de la ville qui vous invite à découvrir 50 initiatives durables ; 
  • Dans de nombreuses petites communes, la boutique Oxfam-Wereldwinkel propose des vêtements et surtout des accessoires (maroquinerie, bijoux, foulards) issus du commerce équitable. 

OÙ DÉCOUVRIR LA MODE ÉQUITABLE PENDANT LA SEMAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE ? 

Du 6 au 16 octobre, le commerce équitable sera à l’honneur dans tout le pays. Comme de tradition, des dizaines d’événements, d’ateliers, de conférences… seront organisés. Cette année, coronavirus oblige, une alternative numérique sera prévue ou les activités seront réparties sur plusieurs mois. Ces dernières années, nous constatons que la mode équitable fait de plus en plus partie des activités mises en place localement. 

 

ÉVÉNEMENTS QUI VALENT CERTAINEMENT UNE VISITE (NUMÉRIQUE) : 

  • Bruges, le samedi 9/10 : une Fair Fashion Walk avec Niki De Schryver de COSH ! en collaboration avec le Noord-Zuiddienst de la ville de Bruges ; 
  • Malines, 7-17/10 : édition virtuelle de la M-FAIR, une foire dédiée aux vêtements équitables avec, entre autres, des ateliers (d’upcycling, par exemple), un webinaire informatif sur les vêtements durables et un concours Instagram ; 
  • Gand, le 7/10: un atelier textile mobile présente des témoignages de travailleurs et travailleuses du textile à la gare de Gand-Saint-Pierre, et Gent Fair Trade lance de nouvelles Fair Fashion Walks. Toute la semaine, vous pourrez découvrir la mode équitable (et le commerce équitable en général) dans toute la ville, à travers des ateliers, des séances d’information et des réductions. Enfin, les 28 et 29 novembre, le Musée de l’industrie organise la Fair Fashion Fest ; 
  • Saint-Gilles et Forest : foire « Une autre mode est possible » ; 
  • Leuven, le 13/10 : Fair Fashion Awearness, un événement inspirant pour les propriétaires de boutiques de vêtements de Leuven. 

Si une interview avec l’un ou l’une des connaisseur·euses ou fournisseurs de mode équitable suivants vous intéresse, prenez contact avec Evi Coremans à l’adresse evi.coremans@enabel.be ou par téléphone au 0476/92.05.43.  

  • COSH!  
    Plateforme en ligne qui simplifie le shopping durable. Niki De Schryver conseille également les marques et les magasins qui souhaitent fonctionner de manière plus durable. 
  • Fashion Revolution 
    Mouvement mondial de consommateur·rices, de créateur·rices et de producteur·rices militant pour une chaîne d’approvisionnement transparente dans le secteur de la mode sous le hashtag #whomademyclothes. 
  • Supergoods 
    Boutiques de mode équitable à Malines, Anvers et Gand. 
  • Mr. Manchette 
    Des chemises durables de qualité 
  • L’envol du Colibri 
    Boutique de mode équitable à Namur 

LES GRANDES MARQUES DE VÊTEMENTS SIGNENT UN ACCORD SUR LA SÉCURITÉ DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES 

Entretemps, bon nombre de grandes marques internationales de vêtements ont également fait entendre leur voix : en septembre 2021, plus de 100 d’entre elles ont signé avec les représentant·es des travailleur·euses et les propriétaires d’usines un accord de deux ans sur la sécurité au travail au Bangladesh. 

Il s’agit d’une extension d’un accord déjà existant, conclu suite à l’effondrement du Rana Plaza en 2013. En vertu de cet accord, des poursuites peuvent être engagées à l’encontre des distributeurs dont les ateliers ne respectent pas les normes de sécurité au travail. Les autres caractéristiques clés y ont également été reprises : le respect de la liberté d’association, la responsabilité de gestion partagée entre les fournisseurs et les marques, un mécanisme de plainte crédible et indépendant, un niveau élevé de transparence, des mesures correctives financièrement viables et la mise en œuvre d’un programme de sensibilisation de la main-d’œuvre. 

Le nouvel accord prévoit également la possibilité d’étendre son application à d’autres pays. Consultez ici la liste complète des signataires. 

Sources 

* Baromètre 2020 sur les Belges et le commerce équitable, réalisé par Incidence pour le compte du TDC. Ce baromètre peut être consulté dans son intégralité à partir du 7 octobre. 

**Sources : Dana Thomas (Fashionopolis), Debbie Moorhouse (Making Fashion Sustainable: Waste and Collective Responsibility), Kirsi Niinimäki et al. (The environmental price of fast fashion), Clean Clothes Campaign (Out of the shadows, Poverty wages, Un(der)paid in the pandemic) 

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Semaine du commerce équitable

La Semaine du Commerce équitable est une campagne annuelle qui met à l’honneur le commerce et les produits équitables dans tout le pays.  Dans toute la Belgique, pendant 10 jours, des activités sont organisées afin de se familiariser, de manière ludique, avec le commerce et les produits équitables.

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